Les rapports entre startups et grands groupes gagnent en maturité

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Le Village by CA et Capgemini ont présenté les résultats de leur baromètre 2019 sur les relations entre startups et grands groupes.

Pour la troisième année consécutive et pour la première fois en partenariat avec Capgemini, le Village by CA a mesuré l’évolution des rapports entre startups et grands groupes. Le baromètre 2019 ausculte le sujet à l’aune de quatre indicateurs principaux : la rapidité, la simplicité, la bienveillance et la création de valeur.

Des startups de plus en plus exigeantes face à la réactivité des grands groupes

Selon l’étude, 84 % des startups estiment que le délai entre la prise de contact et la prise de décision est lent ou très lent, soit 18 % de plus qu’en 2018, alors que les grands groupes ne sont que 60 % à le penser, soit 10 % de moins que l’année précédente. Des rapports similaires s’observent du côté des délais d’exécution et des délais de paiement.

« Il semble que les startups aient pris conscience de leur valeur et soient devenues plus exigeantes dans leurs rapports avec les grands groupes. Sur le terrain, on se rend compte que les opérationnels au sein des grands groupes essaient de faire bouger les lignes pour que la collaboration soit plus efficace. Cependant, côté fonctions supports, il reste encore une belle de marge de progression » commente Seddik Jamai, en charge du Digital Financial Services & Fintech au sein de l’entité Services Financiers chez Capgemini Invent.

L’envie de collaborer se traduit par des objectifs clairs…

Les objectifs de collaboration sont nets pour 69 % des startups et 88 % des grands groupes. De même, la communication est perçue comme facile pour 64 % des startups et 84 % des grands groupes. Et fait nouveau en 2019 : les deux parties s’accordent à dire que leur culture d’entreprise est bien comprise par l’autre.

… mais l’équilibre de la relation n’est pas perçu

Néanmoins, d’après l’enquête, startups et grands groupes déplorent d’une seule voix des conditions contractuelles inadaptées. Autre bémol par ailleurs : on observe de grands écarts de jugement concernant l’équilibre des rapports : 73 % des grands groupes jugent la relation équilibrée contre seulement 46 % des startups.

Les attentes diffèrent sur l’intérêt de la collaboration

Enfin, autre point de divergence entre les deux parties : l’évaluation de la création de valeur liée à la collaboration. Pour les grands groupes, l’amélioration de l’expérience utilisateur constitue la clé de voûte de leur rapprochement avec les startups. Mais pour ces dernières, l’intérêt consiste avant tout à bénéficier de références et à augmenter leur chiffre d’affaires.

« Après une tendance forte d'amélioration du rapport entre startups et grands groupes en 2017 et 2018, les premières expriment une plus grande impatience à accélérer la concrétisation et l’industrialisation de leurs projets. Mais ce que nous trouvons particulièrement remarquable, c’est que l’envie est toujours là : startups et grands groupes restent convaincus de l’intérêt de la collaboration. Il reste à renforcer les conditions nécessaires et suffisantes à leur réussite, qui ne sont pas encore toutes atteintes » précise Fabrice Marsella, Directeur du Village by CA Paris.

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