La robotisation de la fonction finance

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La CRCC de Paris avec la DFCG ont proposé un webinaire sur la robotisation des fonctions finance, les conséquences sur l'activité des commissaires aux comptes et les bonnes pratiques à adopter pour les cabinets afin d'utiliser efficacement ces technologies.

Les intervenants étaient : Olivier Salustro, Président de la CRCC de Paris ; Serge Yablonsky, Co-Président de la commission Audit de la CRCC de Paris ; Armand Angeli, Président du groupe CSP-RPA-AI de la DFCG ; El Mehdi Ntayeba, Directeur du pôle RPA chez Humans4help ; Fabrice Baranski, CEO de LogPickr, gagnant 2019 du HackAudit organisé par la CNCC.

Le fonctionnement de la RPA se fonde sur l’automatisation des procédures et des tâches simples, répétitives et revêches. Le but est de libérer du temps afin de permettre à l’individu d’effectuer d’autres missions à plus forte valeur ajoutée. El Medhi Ntayeba ajoute : « C’est un assistant virtuel qui est là pour vous soulager au quotidien sur les tâches à faible valeur ajoutée. » Par exemple, le robot logiciel se connecte à une application afin de manipuler des données, effectuer des calculs, communiquer avec d'autres systèmes numériques ou effectuer des tâches diverses. Le robot peut interroger des bases de données ou traiter des transactions.

Une démarche d'amélioration continue

Le process mining consiste par ailleurs à analyser les données liées aux processus afin de déterminer des solutions d’optimisation par la mise en place d’une automatisation. L'analyse se focalise sur les « événements ». Le process mining va fournir une cartographie des processus, puis la question de l'automatisation va se poser, explique Fabrice Baranski. « C'est une démarche d'amélioration continue » ajoute-t-il. Cette analyse doit être lancée après l'automatisation afin de noter les progressions et le cas échant optimiser à nouveau les processus. Cette technologie s'applique pour identifier les tâches à faible valeur ajoutée qui peuvent être automatisées avec la RPA, éliminer les goulots d'étranglement dans les opérations de facturation, trouver rapidement les causes des retards de paiement, éviter les cas de fraudes et vérifier la conformité.

Deux technologies complémentaires

La synergie de la RPA et du process mining permet une optimisation des processus. Les gains de performance enregistrés sont de + 35 % de tâches automatisées, - 87 % d'erreurs dans les dossiers, commandes et factures, enfin + 40 % de temps gagné pour se consacrer à d'autres projets. Un ROI global qui se mesure entre 30 % et 200 % dès la première année.

Armand Angeli constate un engouement de plus en plus important autour de ces technologies. Il tient à avertir les différents chefs d'entreprise que « si l'on n'a pas une vraie gouvernance de RPA, cela peut revenir très cher. Il est préférable de commencer par du process mining ou plus petit et éventuellement par des solutions que l'on paie à l'utilisation ».

Le webinaire est disponible ici en replay.

Yannick Nadjingar-Ouvaev

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