L’Interview du Monde du Chiffre a reçu Nils Pedersen, Délégué général du Pacte mondial de l'ONU – Réseau France, dans ce contexte où la responsabilité sociétales des entreprises traverse une zone de fortes turbulences, marquée par le recul réglementaire européen (allègement de la CSRD, report de la directive sur le devoir de vigilance), sans compter l’abandon des engagements ESG par des géants américains (BlackRock, Goldman Sachs, Ford etc.), sous l’ère Trump.
Au fil des échanges, Nils Pedersen répond aux questions sans détours : alors que les crises budgétaires relèguent climat et social au second plan, comment le Pacte mondial évite-t-il de devenir un club de « bons élèves » réservé aux multinationales ? Avec seulement 33 % des entreprises françaises vérifiant leurs données RSE et 93 % dotées d’un code de conduite… mais dont 32 % seulement l’appliquent à leur chaîne de valeur, la question du greenwashing plane. Financé par les cotisations des adhérents, le Pacte mondial doit aussi prouver son indépendance.
Quel est le plan d'action de l'organisation d'ici 2027 pour convertir les entreprises les plus éloignées de ces enjeux à ses 10 principes de développement durable ? Un numéro qui questionne l’avenir de la durabilité des entreprises.