Idée reçue sur les factures #3 : la saisie comptable concerne les factures d’achat

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Une tribune de Thomas Bourgeois, CEO et Co-Fondateur de Dhatim.

Nous continuons à avancer dans l'identification des idées reçues sur les factures. Après les formats (non) standards des factures, le fournisseur qui permet de déterminer le compte de charge, nous voici sur l'idée que les documents reçus sont principalement des factures d'achats simples.

En regardant les offres de dématérialisation de la saisie des factures, il ressort une impression assez nette : dématérialiser les factures revient à dématérialiser les factures d'achat... et c'est plutôt assez simple.

Ne serait-on pas à nouveau dans une idée reçue ? Ou dans une simplification hâtive qui permet de parler de pourcentages de traitement fantastiques ?

Le mieux est, comme toujours, de regarder d'un peu plus près. Nous avons analysé 1 000 000 de documents déposés par nos clients sur un trimestre.

La diversité de documents est grande

Le premier point à noter est que les factures sont loin de représenter la totalité des documents déposés, elles représentent 75 % :

dhatim facture 3

Répartition des documents dématérialisés par Conciliator Expert

Cela signifie que pour traiter convenablement tous les documents d'un dossier, il faut être capable de lire et de reconnaître les facturettes, les factures manuscrites, les documents bancaires (y compris les relevés), les avoirs, les taxes et les cotisations. Sinon, les gestionnaires devront trier les documents qu'ils reçoivent pour récupérer les autres documents et cela impacte lourdement la dématérialisation.

La diversité des factures varie fortement en fonction de l'activité

La deuxième simplification amenée généralement pour annoncer des taux de traitement est de prendre de préférence une activité simple où les factures seront proches et de même type. Nous avions déjà mis en lumière ce point dans notre idée reçue #2 mais sur l'axe des comptes de charge par facture.

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Répartition des types de factures d'achat par activité

Le graphe montre assez nettement que le pourcentage de factures d'achat classiques varie très nettement d'un secteur à l'autre et que le traitement exclusif de ce type de facture ne permet pas au cabinet d'ouvrir la dématérialisation à l'ensemble des secteurs d'activité.

Conclusion

La diversité des documents entrants et la diversité des usages par secteurs fait que pour pouvoir dématérialiser réellement un cabinet, il est nécessaire de pouvoir traiter tous ces cas et non uniquement des factures d'achat classiques.

En effet, l'expérience des années passées montre que dématérialiser « un peu » un cabinet comptable ne provoque pas de transformation ou de gain de temps : le gestionnaire doit vérifier les documents et les saisies et se dit, la plupart du temps, qu'il aurait été plus vite en saisissant directement l'écriture.

Thomas Bourgeois, CEO et Co-Fondateur de Dhatim

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